Pourquoi le chlore reste-t-il le produit de traitement le plus utilisé dans les piscines ?
Quand il s’agit de traiter l’eau de sa piscine, le chlore est souvent le premier produit auquel on pense. Et ce n’est pas par hasard. Depuis des décennies, il fait partie des solutions les plus efficaces pour garder une eau limpide et sûre à la baignade.
Mais entre réputation et réalité, le chlore mérite qu’on s’y attarde pour en comprendre ses véritables atouts… et ses limites. Que vous soyez un néophyte qui vient d’installer une piscine hors-sol ou un vieux briscard de la rénovation comme moi, cet article est là pour vous aider à faire le point.
Les avantages indéniables du chlore pour traiter l’eau
On peut dire ce qu’on veut du chlore, mais sur certains aspects, il tient la route — et même très bien.
Efficace sur un large spectre de contaminants
Le principal avantage du chlore, c’est sa capacité à désinfecter l’eau rapidement et efficacement. Il élimine bactéries, virus, champignons et algues. Peu de produits sur le marché offrent une action aussi large.
Que vous utilisiez du chlore sous forme de galets, de granulés ou de liquide, le résultat est le même : une action rapide et une eau assainie en peu de temps. Idéal après un orage ou une forte affluence dans le bassin.
Un produit fiable, maîtrisé depuis longtemps
Avec le chlore, on est sur du connu. La chimie derrière son fonctionnement est bien documentée. On sait comment il se libère, comment il interagit avec les contaminants, et surtout comment le doser correctement. Ce n’est pas un traitement expérimental.
Pour les propriétaires de piscine qui veulent une solution éprouvée, sans surprises, c’est un vrai plus.
Facilité d’approvisionnement et de coût
Autre avantage notable : le chlore est disponible partout. Que vous alliez dans une jardinerie, une grande surface de bricolage ou une boutique spécialisée, vous en trouverez toujours. Son coût est aussi relativement abordable, surtout en comparaison avec certains traitements alternatifs comme l’ozone ou l’électrolyse au sel (en installation initiale notamment).
Mais alors, pourquoi chercher des alternatives ?
Tout n’est pas parfait dans le royaume du chlore. Si certains en restent fidèles pendant des années, d’autres finissent par chercher des solutions plus douces ou moins contraignantes.
Les irritations et l’odeur : les classiques reproches
On ne compte plus les témoignages de yeux rouges, de démangeaisons ou de difficultés respiratoires après un plouf dans une piscine trop chlorée. Et ce n’est pas le chlore « pur » en cause, mais plutôt les chloramines, ces composés qui se forment quand le chlore entre en contact avec de la sueur, de l’urine ou des crèmes solaires.
Ces sous-produits sont irritants et… franchement malodorants. Vous voyez cette odeur typique de piscine municipale ? Ce n’est pas le chlore, ce sont les chloramines. Et quand elles sont trop présentes, c’est mauvais signe pour l’équilibre de l’eau.
Une gestion quotidienne parfois contraignante
Traiter à base de chlore demande une certaine assiduité. Il faut vérifier les niveaux régulièrement, adapter les doses en fonction de la fréquentation du bassin, de la météo et de la température de l’eau. Un bon équilibre, c’est un pH stable, un taux de chlore libre suffisant et une eau bien filtrée.
Un jour d’inattention, et hop, les algues s’installent. Il faut alors choquer l’eau… avec encore plus de chlore. C’est un cercle parfois un peu épuisant, surtout en plein été.
Impact environnemental et stockage
Le chlore reste un produit chimique à manipuler avec précautions. Il doit être tenu éloigné des enfants, de la chaleur et de l’humidité. Les contenants doivent être bien fermés car le chlore s’évapore facilement.
Côté environnement, son rejet en grande quantité dans les égouts peut nuire à l’équilibre des eaux usées et poser problème lors des vidanges. Une piscine bien gérée pose peu de soucis, mais c’est un point à garder en tête.
Les alternatives au chlore : un vrai intérêt ?
Face à ces limites, certains propriétaires se tournent vers des options alternatives : brome, sel, oxygène actif, UV… Ces solutions ont chacune leurs avantages, mais aussi leurs contraintes. Elles sont parfois plus respectueuses de la peau et des voies respiratoires, nécessitent moins d’entretien, mais demandent aussi des investissements plus conséquents.
Par exemple :
- Électrolyse au sel : plus doux, moins d’odeur, mais nécessite un électrolyseur et une bonne connaissance du système.
- Brome : efficace et moins odorant, mais plus cher et plus sensible à la température.
- Oxygène actif : très naturel, mais efficacité limitée si l’eau est beaucoup sollicitée.
Pour ma part, j’ai souvent observé que les convertis au traitement au sel (malgré le coût d’installation) finissent généralement par l’adopter sans regret. Mais cela dépend du type de piscine, de votre budget et du temps que vous voulez y consacrer.
À qui le chlore convient-il le mieux ?
Le chlore reste une excellente option dans plusieurs cas :
- Vous disposez d’un budget limité et cherchez une solution accessible.
- Vous n’avez pas peur de vérifier l’équilibre de l’eau régulièrement (au moins 1 à 2 fois par semaine).
- Votre piscine est de taille moyenne et exposée à des variations fréquentes (voisinage, météo, enfants…).
- Vous ne stockez qu’une petite quantité pour éviter les problèmes de conservation.
Mais si vous avez la peau sensible, des enfants qui se baignent tous les jours, ou que vous êtes régulièrement absents, pensez à évaluer les autres options. Un traitement automatisé peut vraiment vous faciliter la vie.
Petits conseils d’un passionné pour un traitement au chlore réussi
Voici quelques astuces qui m’ont bien souvent évité de devoir vider la moitié de ma piscine après un week-end trop festif ou une série de jours chauds :
- Utilisez une trousse de test fiable (pas uniquement les bandelettes, parfois un peu vagues).
- Gardez toujours un galet en flottaison, mais jamais dans le skimmer directement si vous utilisez une pompe à vitesse variable (le débit peut ne pas libérer assez de produit).
- Vérifiez le taux de stabilisant. Un taux trop élevé (> 70 ppm) rend le chlore inefficace et vous oblige à diluer l’eau.
- Pensez au choc chloré hebdomadaire en plein été, surtout après orage ou surcharge de baigneurs.
- Stockez le produit dans un endroit frais, sec et ventilé. Évitez les abris de jardin métalliques exposés plein sud.
Le mot de la fin de Boris
Le chlore, c’est un peu comme l’outil multifonction du bricoleur : ce n’est peut-être pas le plus sexy des traitements, mais il reste sacrément efficace — pour peu qu’on sache bien l’utiliser. Certes, il demande un peu de rigueur et une gestion régulière, mais pour le commun des pisciniers amateurs, il reste une valeur sûre.
Et si vous êtes comme moi, passionné de petit entretien et de réglages au millimètre, le chlore classique peut parfaitement convenir… jusqu’à ce que vous décidiez de franchir le pas vers une alternative. Mais au moins, vous le ferez en connaissance de cause.
Et vous, vous êtes toujours team chlore… ou tenté de passer à autre chose ?
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